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Guerre larvée à la Concorde : le point du non retour est-il atteint?
Rimsport - Passé un temps de répit censé être mis à profit pour réconcilier les différents protagonistes en lice pour la présidence du club, revendiquant chacun de son coté la majorité, c’est désormais l’escalade de la tension.
L’Assemblée générale élective semble être renvoyée aux calendes grecques. A quelques semaines du démarrage du championnat national de première division, c’est une guerre larvée entre frères concordiens qui s’offre à ses supporters et sympathisants.
La goutte d'eau qui fait déborder le vase
Acte premier de ce feuilleton d’été! Le déblocage des fonds (75 000 € ) issus des transferts des deux internationaux mauritaniens gelés par la FFRIM est à l’origine de cette subite montée de l’adrénaline. Une mesure perçue comme un soutien aux partisans de Sy Aladji.
Mandaté pour gérer les fonds litigieux, le comité de normalisation a procédé, vendredi, au règlement des quatre mois d’arriérés de salaires des joueurs et du staff technique. Tout comme, il a décidé de la reprise des entraînements des Bleu et Blanc dans le sillage de la coupe de la Ligue.
Acte deux de ce feuilleton d’été, c’est la publication du communiqué signé du comité Directeur de l’ASAC Concorde, en réaction au déblocage des fonds. A l’issue de sa réunion tenue, vendredi 9 septembre, ce comité a décidé de procéder à « la suspension de toutes activités au sein de l’association pour faute grave des sieurs : Aly Sy premier vice-président, Dieng Amadou Farba secrétaire général et de Boubacar Sy manager général ».
Dans la même veine, cette instance a exprimé son « rejet de la décision de la FFRIM de la mise en place d’un comité de normalisation ». Mais aussi fait part « de sa ferme volonté de participer aux compétitions nationales en toute indépendance ». Et enfin manifesté « sa détermination à recouvrer ses fonds indument détenus par la FFRIM ».
Dans le camp d’en face, la réaction ne s’est fait pas attendre. « Ce comité directeur n’existe pas. La preuve pour sanctionner des membres, il faut d’abord les convoquer et les auditionner. Un tel procédé n’a pas été établi(…). C’est pour vous dire que ceci est fait par des gens qui prennent leur rêve pour la réalité et qui gère la page (face book ndlr). La décision de deux personnes et demi ne veut rien dire ».
Acte trois de ce feuilleton d’été sera la bataille judiciaire. Les partisans du Dr Ba Mouhamedou passent à la vitesse supérieure. Ils ont décidé d’ester en justice contre la FFRIM pour enfin bénéficier des droits de transfert de deux de ses anciens sociétaires, en l’occurrence Aly Abeïd et Hassen El Id. « Une supposée en action en justice assimilée à une rêverie», ironise-t-on.
Quelque soit l'issue de cette guéguerre, les conséquences seront graves pour le club mythique. Se regardant en chiens de faïence depuis des mois, les partisans des deux camps viennent de franchir ainsi le dernier pas les séparant du point de non-retour d'une guerre « véritablement » sans merci.