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05-11-2015

11:12

Malaise chez les budokas mauritaniens

RIMSport - Les budokas mauritaniens dénoncent avec véhémence la léthargie qui règne au sommet de la Fédération Mauritanienne de Karaté et disciplines affinitaires qui depuis quatre ans s’illustre dans l’immobilisme. Mais, quatre ans après, force est de constater que la situation de la FMKDA est plus dramatique qu'en 1992 avec des dysfonctionnements permanents entretenus par les proches du président. L'opacité et l'autocratie règnent en maître au sein de la fédération.

En 18 ans de règne, la FMKDA est revenue 30 ans en arrière et la terreur est redevenue le lot de bien des pratiquants. Ils rendent le président de la fédération et non moins ambassadeur de Mauritanie au Niger, Cheikhna Ould Nenni principal responsable de la situation de crise vécue par cette discipline. Selon eux, Ould Nenni , en raison de ses multiples occupations devrait rendre le tablier pour permettre de sauver les meubles et une redynamisation de la discipline.

Victimes de la léthargie et du manque de volonté politique au sein de leur fédération, les karatékas crient leur ras-le bol. Le jeune karatéka, Harouna Diallo ne cesse de déverser sa bile sur son association qu’il qualifie « d’incompétente ». « Depuis quelques années, nous sommes confrontés à de sérieux problèmes.

Nous n’avons pas d’activités dignes de ce nom, et aucun calendrier n’a été planifié à terme . Faute de moyens nous ne pouvons pas prendre part aux compétitions internationales et continentales», peste-t-il non sans accuser le président de la fédération Cheikhna Ould Neni, qui selon lui, retarde le développement du karaté mauritanien.

« Il n’a plus le temps et réside à l’étranger. Il doit démissionner, s’occuper de son poste d’Ambassadeur et nous laisser avec notre sport »,
martèle le jeune karatéka.

Harouna appelle les pratiquants et autres amateurs du karaté à reprendre en main cette discipline qui, avait valu à la Mauritanie de très nombreuses satisfactions. Le danger pour notre interlocuteur, "est de ne pas réagir et de laisser le karaté mourir du fait de dirigeants qui ne lui accordent plus d’attention requise".

Selon les budokas, « les pratiquants doivent se sentir appartenir à une fédération dans laquelle ils se sentent intégrés et respectés. Toute absence d’engouement nuit gravement à la qualité des performances ».

La fédération doit sortir de son amateurisme et se doter de dirigeants professionnels mus par l’intérêt de la discipline. Il est nécessaire dans le cadre d’une stratégie de reconquête non seulement de « remotiver les clubs à engager des techniciens et des combattants ». Mais aussi, il est vital de réinstaurer un climat de confiance en remettant en question toute l’organisation des compétitions.

Le potentiel des karatékas doit être mis en valeur, régulièrement, par des manifestations de grande envergure (galas, trophées…). Bien gérée, la professionnalisation est la solution incontournable pour l’expansion du karaté, prédisent les techniciens de la discipline.



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