Cridem

Lancer l'impression
29-10-2015

10:35

Mourabitounes : Une élimination qui incite à la réflexion

Le Quotidien de Nouakchott - Depuis l’élimination du Réal de Bamako par le FC Tevragh dans le cadre des préliminaires retours de la coupe des Confédérations Africaines de Football (CAF) le 26 février 2011, le Mali (62ème au dernier classement mondial et 13ème au rang Africain) semble instaurer une suprématie sur notre pays, (83ème mondial et 23ème Africain).

Après la sortie des Mourabitounes de la course vers « Rwanda 2016 » et après avoir digéré cette élimination, l’heure est à la réflexion qui passe d’abord par la renforcement des acquis, au redoublement d’efforts et bien entendu, vers la remise en question et en cause.

Ainsi, sur trois compétions différentes disputées face au Mali, ce dernier a pris le dessus. D’abord en éliminatoires U-17, le samedi 27 octobre 2012 au Stade Modibo-Keïta de Bamako, les cadets Maliens avaient mis fin au rêve de leurs homologues Mauritaniens sur le score de 5 buts à 1, après une défaite (1-2) concédée à l’aller face à la bande de Youssouf Guèye amenée par El Id El Hacen, l’un des resapés de cette sélection avec Sy Abdellahi et Yaly Mohamed Dellahi, sous le règne de Sid’ Ahmed Ghassoum.

Ensuite pour le compte du deuxième tour aller des U-23, les deux équipes s’étaient aussi rencontré à Nouakchott et s’étaient séparés sur le score nul (1-1) et au retour, les Maliens renverseront la tendance en s’imposant sur le score de 3 buts à 1, en mai dernier.

Greffée dans la Zone Ouest A qui comprend outre notre pays, le Libéria, la Guinée Bissau, la Gambie, le Sénégal, la Sierra Leone, le Mali et la Guinée, nations qui jadis dégustaient les délices du défunt Tournoi Amilcar Cabral, notre pays a toujours su tirer son épingle du jeu devant ses homologues de la sous-région, avant sa traversée du désert, résultante d’une mauvaise politique sportive.

Mais force aussi est de reconnaître que les infrastructures sportives (stades, écoles de foot et centres d’accueil) sont le nœud de tout développement du sport et cette disparité trouve sa source dans les aménagements sportifs des deux pays et d’autres aspects non moins négligeables qui entrent, en jeu.

Il revient toutefois de souligner que le Mali est champion d’Afrique des Cadets 2015. Les cadets Maliens ont remporté le titre, le premier mars 2015 devant l’Afrique du Sud, en s’imposant par le score de 2 buts à 0 à Niamey.

Cette même équipe joue présentement la Coupe du Monde 2015 de la catégorie au Chili et s’est qualifiée en huitièmes de finale de cette compétition (premier su groupe D avec 2 victoires et un nul). C’est autant dire, le spécimen du client. Ajouté à cela, la participation des Clubs Maliens aux compétitions de la CAF.

Selon certaines informations, toutes les capitales régionales du Mali sont dotées de stades aux normes, allant de 25 à 40.000 places. En comparaisons avec notre pays, vous vous apercevrez de la profondeur du canal.

Toutefois, si le football Malien détient un palmarès plus éloquent, le ballon rond Mauritanien n’est plus à la traine et il est sur de bons rails et malgré toutes ces insuffisances, il est en nette progression, comme l’atteste le dernier classement FIFA.

Le championnat national de l’élite a pris ces dernières années de la qualité et de la hauteur, enjoignant ainsi une nette progression de notre ballon rond ce qui, en partie a élevé les performances et la progression au niveau mondial. Pour ainsi dire, le football Mauritanien qui a fini de prendre son envol force l’estime et inspire le respect.

Des participations honorables

Quatrième édition du genre, après celle de 2009 en Côte d’Ivoire du 22 février au 8 mars 2009, celle du Soudan du 4 février au 25 février 2011 celle de l’Afrique du Sud du 11 janvier au 1er février 2014, notre pays a toujours fait bonne figure.

Eliminé sans défaite, lors de la première édition, notre pays avait écarté les Scorpions de Banjul (1-1 à Banjul et 0-0 à Nouakchott) et passer au second tour où la Guinée n’a du son salut qu’à la faveur du plus grand nombre de but marqué à l’extérieur. Notre pays devait au second tour payer les frais du nombre des buts marqués, à l’extérieur. En 2014 en Afrique du Sud, les camarades de Bessam étaient présents à Polokwane.

Un défi à relever !

La bataille est certes perdue, mais pas la guerre dont les hostilités ont déjà débuté se poursuivront avec le deuxième tour préliminaire de la Coupe du Monde « Russie 2018 » qui nous opposera à la Tunisie, le 13 novembre prochain à Nouakchott, avant de se rendre en Tunisie pour la manche retour quelques jours plus tard.

Cette lutte continuera en mars 2016 avec les éliminatoires de la CAN « Gabon 2017 », ce qui n’est pas un long fleuve tranquille et où notre pays a déjà enregistré de bons résultats, en bousculant même la hiérarchie, se classant provisoirement à l’issue de la deuxième journée du groupe M, à la deuxième place derrière le Cameroun (48ème mondial) et devant l’Afrique du Sud (73ème) et la Gambie (161ème).

Il faut se remettre au travail !

Après avoir échoué aux portes de Kigali les arguments à la main, la route est toutefois balisée pour d’autres performances, encore. En cela, il faut se remettre d’aplomb et parachever la besogne.

Avec les conditions optimales mises à disposition, le soutien sans faille des pouvoirs publics et de la famille sportive, l’apport du public et des supporters, tout est encore possible, pour arriver à point. Il suffit simplement d’y croire pour y arriver.

Le rêve est toujours permis !
Hachim



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org