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Les travailleurs de Canarylog entament une grève spontanée.
Les employés Canarylog, société espagnole de sous-traitance qui effectue des travaux de génie-civile pour le compte de Kinross/Tasiast, ont déclenché, ce mardi 20 mars, un mouvement de grève spontané.
Ces travailleurs, qui sont actuellement en rassemblement devant le siège de la société, à Tasiast, demandent, notamment, la régularisation de leur situation juridico-administrative.
En effet, ils veulent connaître clairement leur véritable employeur. Est-ce que c’est Kinross, pour le compte duquel ils font les travaux ou Canarylog, qui est la première à prendre contacte avec eux, ou ses sous-traitants locaux comme MCS qui est la cause de tous leurs déboires, ou encore Nouvelle Vision ?
A travers ce mouvement de grève, ces travailleurs comptent ainsi mettre fin à une situation d’exploitation qui s’apparente à une forme d’esclavage des temps modernes. Ici, les travailleurs sont parfois considérés comme de la marchandise transférable de propriétaire en propriétaire, sans leur consentement.
Par ailleurs, ils entendent exiger le retour immédiat et sans condition de leurs délégués du personnel proposés, dont le sort demeure toujours incertain. Du moment que la direction de la société continue de leur priver de leurs salaires du mois de février, sous-prétexte qu’ils ont été licenciés depuis le mois de décembre dernier, alors qu’ils avaient participé activement aux négociations et sont cosignataires des protocoles d’accord.
Enfin, ils demandent l’application des points ayant déjà fait l’objet d’un protocole d’accord entre la direction de la société et les représentants des travailleurs, au mois de janvier dernier. Ces travailleurs se disent déterminés à poursuivre leur action de protestation jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications, car cela fait longtemps qu’ils subissent des injustices de la part de ces sociétés qui ont plusieurs fois prouvé leur mauvaise foi en sabotant toute esquisse de solution à leurs problèmes.
Il faut rappeler qu’outre des conditions socioprofessionnelles désastreuses auxquelles sont soumis ces travailleurs, celà fait deux jours qu’ils sont privés sans raison de petit-déjeuner et travaillent le ventre vide.
Ainsi donc malgré les pressions, menaces, intimidations, chantages et harcèlement de tout genre brandis par ces sociétés, les travailleurs sont décidés à en découdre définitivement avec les responsables de l’accumulation de leurs problèmes pour obtenir gain de cause.