17-09-2021 10:35 - Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...

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Le Calame - Con(voler) en justes noces

L'hivernage bat son plein au Trarza. Les pâturages sont couverts d'herbes. Les mares pleines d'eau. Djoukha et Leeweija, non loin de R’kiz, El Vare et Ammar, du côté de Mederdra, voient affluer des dizaines de familles en fin de semaine.

Des voitures chargées de matériel de camping et aliments divers convergent vers ces marigots pour passer la journée à l'air frais, contempler la verdure et l'eau... Dans ce climat de rêve et de vacances, voici une jeune fille qui lie connaissance avec un beau jeune homme apparemment nanti. Au volant d'une Toyota Avensis nouveau modèle, il est vêtu de riches habits et dépense l'argent sans compter.

Sûrement un homme d'affaires prospère, se dit-elle. Au lendemain de leur première rencontre, la demoiselle lui demande d’organiser une grande invitation pour ses amies à la fameuse mare de Djoukha. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Trois moutons gras sont achetés avec tout le nécessaire de réception et en route vers la mare au petit matin ! La bien- aimée et sa suite les rejoindront plus tard. On passe une inoubliable journée où le méchoui est servi sans discontinuer et les boissons servies à flots. La musique et les danses clôturent la fête vers dix-huit heures.

On commence alors à se retirer car il est dangereux de rester en ces parages à l’approche du crépuscule : des nuées de moustiques et des hardes de phacochères l'envahiront dès le coucher du soleil.

La même nuit, le jeune richard demande la main de sa dulcinée. Sa demande est immédiatement acceptée par la famille de celle-ci. On fixe le jour de la noce au lendemain. Et voilà le petit village à mettre les petits plats dans les grands pour que la cérémonie soit riche en couleurs. Une grosse somme d'argent est versée en dot par le bellâtre.

D’autres dépenses suivent durant les festivités. Les habitants des villages voisins y convergent, chants, danses et festin pour tous et toutes ! Très tard la nuit, le couple embarque dans la Toyota pour passer la nuit dans un appartement meublé de la petite ville voisine.

Et ce sera, demain, un voyage au Sénégal pour passer leur lune de miel à Dakar ! Mais voici que vers sept heures du matin, on toque à la porte de l'appartement. La mariée se réveille la première et s’enquiert : « C’est qui ? – La gendarmerie, nous avons besoin de Monsieur ». Elle réveille son époux en le priant d'aller ouvrir.

Les deux gendarmes lui demandent de les accompagner à la brigade. « Je reviens très vite ! », prévient-il en partant. La jeune fille téléphone à l'une de ses amies qui la rejoint pour dormir avec elle. Avant de constater, à nouveau réveillée quelques heures plus tard, que son mari n'est pas de retour.

Son téléphone ne répond pas, elle s'inquiète et finit par informer ses parents qui envoient quelqu'un à la brigade. On l'y informe que le nouveau marié a été embarqué pour Nouakchott et être remis à la police sur ordre du procureur. Il est accusé d'avoir forcé le coffre-fort d'un commerçant et s'être emparé de la bagatelle de vingt millions d'ouguiyas.

La mutinerie de la prison d'Aleg prend fin

La fameuse maison d'arrêt d’Aleg, la capitale du Brakna, est une prison moderne dotée de toutes les normes de sécurité modernes. Mise en service depuis quelques années, elle est devenue une annexe des prisons de Nouakchott. Presque chaque mois, une caravane de prisonniers y est acheminée.

Des condamnés à de lourdes peines et autres dangereux criminels, le plus souvent. Le mois passé, le tiers des pensionnaires de la prison de Dar Naïm dont la fermeture a été décrétée s’y voit transféré, doublant quasiment le nombre de ses pensionnaires.

Prévue pour six cents pensionnaires, la voilà à dépasser les huit cents ! Et la semaine dernière se voit en conséquence le théâtre d’une violente mutinerie que les gardes carcéraux ne parviennent pas à mater.

Au cours des affrontements, un certain Mohamed ould Brahim condamné à dix ans de prison trouve la mort, plusieurs prisonniers sont blessés. Le wali ouvre alors un dialogue avec les mutins qui lui délèguent quatre représentants. Un terrain d'entente a été finalement trouvé et la révolte a pris fin.



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Commentaires (1)

  • Jamalagare (H) 17/09/2021 14:29 X

    Si on respecte ni la religion ni les coutumes pour le mariage et on se prostitue, on aura cers genres de mésaventures. On perd sa dignité devant l’argent, nos ancêtre n’avaient rien et ils ne font pas prostituer leurs filles mais ils ont leur dignité c'est çà la noblesse.