18-08-2020 12:50 - Mauritanie: l'ancien président entendu dans l'enquête sur les crimes économiques

Mauritanie: l'ancien président entendu dans l'enquête sur les crimes économiques

RFI Afrique - En Mauritanie, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est rendu, ce lundi 17 août en fin d’après midi, dans les locaux de la Sûreté nationale pour répondre à une convocation des services de la police de répression des crimes économiques.

Lundi, en fin de soirée, l'ancien président était toujours dans les locaux de la sûreté lundi et notre correspondant à Nouakchott a pu joindre son avocat, maître Taghioullah Aïda.

« L'ancien président a reçu une convocation vers 16h et pour 17h30, un délai déraisonnable et peu conforme au droit applicable en Mauritanie », explique au micro de notre correspondant Salem Mejbour, l'avocat qui a accompagné son client à la Sûreté nationale.

Là, l'avocat a été prié de se retirer, de partir ; une situation qu'il conteste : tout citoyen a droit à un avocat, argumente maître Taghioullah Aïda. « On est surpris de cette manière de traiter l'ancien président. L'État a le droit de poursuivre et d'enquêter mais tout citoyen a droit à une assistance juridique », poursuit l'avocat.

Les policiers mènent des investigations sur de présumés cas de corruption et de détournements de biens publics pointés dans un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ancien président, entre 2008 et 2019. Un rapport validé par l’Assemblée nationale le 28 juillet et transmis à la justice le 5 août.

Plusieurs ministres et anciens Premiers ministres du régime Aziz, ont été déjà entendus par la police sur l’attribution douteuse d’un marché de construction d’un terminal à conteneurs au port de Nouakchott. La police a confisqué les passeports des anciens membres du gouvernement Aziz.



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Source : RFI Afrique
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Commentaires (4)

  • Belphegor (H) 18/08/2020 15:52 X

    Aziz a fini par apprendre à ses dépens que Ghazouani n'est pas Sidioca, il aurait pu rester à l'étranger se faire oublier pendant un bon moment mais sa soif insatiable de pouvoir et d’argent associés à son ego démesuré ont eu raison de lui.

  • avocatgeneral (H) 18/08/2020 14:44 X

    Certainement ce pays qui surprend depuis sa naissance avec une adaptation extraordinaire à toutes les situations grace au génie créateur de sa population, est en train d'écrire une nouvelle page de son histoire. Tout le crédit de ce sursaut démocratique est a mettre à l'honneur du président El Ghazouani qui armé de patience à pu amadouer son ami de 40 ans, certes, mais diminué de sens logique. Il fallait du tact et de la mesure pour éviter le 3ème mandat et surtout pour l'isoler du groupe de prédateurs en les divisant.

  • ELVALLI (H) 18/08/2020 13:41 X

    Il faut réinventer la moralité dans cette pauvre Mauritanie. Les traditions désormais établies chez-nous de pouvoir personnel, de détournement de deniers publics, et autres trafics d’influence pour s’enrichir, enrichir sa femme, ses rejetons et quelques ministres complices risquent de se généraliser et de s’amplifier. Ce pauvre Peuple n’a plus aucun sou mais voilà né chez-nous un nouveau Karoon plus riche que celui du temps du prophète Moussa avec le lourd trousseau des clés de ses coffres. La Justice doit nous rendre nos biens et renvoyer tous les voleurs derrière les grilles du cachot. Point barre. Il y’a aussi quelques énergumènes qui nous menacent en parlant à la Télé d’être des extrémistes qui méritent un châtiment exemplaire avant de se transformer en homme bombe. Une République ça se respecte. Finito la musica. C’est l’heure de rendre des comptes au Peuple.

  • farouq (H) 18/08/2020 13:40 X

    Ce monsieur ne devrait pas être jugé pour corruption et détournement de deniers publics, mais aussi pour les nominations arbitraires de ses proches au niveau de l'administration publique. Des personnes nommées généralement au poste de 'conseillers' et qui touchent de gros salaires sans aucun service rendu. Nous prions à son Excellence Le Président Ghazouani de mettre à terme ces genres de pratique qui constituent un frein à l'avancement et au développement de notre administration.