20-11-2016 08:45 - Arbitrage Africain : Carton rouge !
Le Quotidien de Nouakchott - On ne le dira jamais assez, le sport n’est pas une science exacte, certes. Le football aussi ne répond à aucune logique, ni raison. Le rationnel n’a jamais non plus été respecté, car le réalisme fini toujours par triompher dans la plupart des cas. Au terme d’une rencontre, il y a toujours un vainqueur (l’heureux) et un perdant (le malheureux). On peut être favori et perdre un match, tout comme on peut gagner un match étant outsider.
Cependant certaines décisions peuvent influer, renverser une rencontre, voire même décider de l’issue d’un match. Par exemple des jugements arbitraux (inhumains mais cruels ou volontairement commis), peuvent faire basculer une rencontre et arrivent souvent à entériner la conclusion d’un match.
Par définition, un arbitre est un athlète qui participe au déroulement d'une rencontre. C’est un spécialiste des Lois du jeu et veille à leur application pour assurer la sécurité des joueurs et la régularité de la compétition. Un concept qui n’est plus d’usage, chez nos hommes en noir. Ils sont rares, les arbitres Africains dépositaires de cette légalité.
Au-delà de ces détails, l’arbitrage Africain a été de tout temps indexé, les hommes en noir pointés du doigt, pour leur laxisme ou leur esprit partisan. Le pays hôte a le plus souvent « bénéficié » de cet arbitrage maison. Pour cette seconde journée des éliminatoires, ils ont été médiocres. Il faut oser le dire, les hommes en noir (même si certains ont tiré leur épingle du jeu), ont été plombés et leur prestation, laisse à désirer. Et, le pays hôte souvent favorisé, comme pour échapper à une vindicte du public, ou encore « respecter » les clauses d’un « arrangement » préétabli.
Il m’a été donné ainsi l’occasion de suivre quelques rencontres du deuxième tour des éliminatoires de groupe de la Coupe du Monde 2018, en dépit du désencombrement horaire des confrontations et le match opposant les Bafana Bafana et les lions de la Terranga a condensé ma concentration et c’est avec une attention toute particulière que je l’ai suivi, pour diverses raisons.
L’arbitrage n’a pas du tout été à la hauteur et largement en faveur de l’équipe hôte, même si l’équipe du Sénégal n’a pas elle aussi été à l’altitude, en première période, avant de rentrer dans le match en seconde mi temps, ratant en plus plusieurs fois, le cadre. Pour en revenir à ce match, on ne sait pas si les poulains d’Aliou Cissé avaient sous- estimé leur adversaire (avec une ossature locale), ou bien ils avaient du respect pour lui, puisqu’au lieu d’agir, ils ont été contraint de réagir, alors qu’il fallait procéder d’entrée par le contraire.
Au demeurant, le Sénégal a perdu certes le match (1-2) mais le critiqué et controversé arbitre Ghanéen Joseph Lamptey est passé par là ! Faisant planer l’ombre du tristement célèbre arbitre Gabonais des années 80-90 Jean Fidel Diramba, qui était la hantise de l'équipe nationale de football du Sénégal, dans l’esprit du sportif Sénégalais, avisé.
On se rappelle que le héros du jour et récidiviste des coups fourrés avait arbitré en 2015, la finale aller de la Ligue des Champions entre le Raja Casablanca et l’ES Sétif (2-2) et qui avait donné un penalty douteux en fin de match. Il s’est aussi distingué en septembre dernier lors des éliminatoires de la CAN 2017 sifflant un penalty généreux accordé au Cameroun contre la Gambie (2-0) puis un deuxième avant que son assistant ne le désapprouve. Suspendu deux ans par la CAF pour avoir validé un but inscrit de la main par l’attaquant Michael Eneramo lors de la demi-finale de Ligue des champions entre l’Espérance Tunis et Al Ahly, il n’était pas l’homme de la situation, mais fut l’homme du match, selon plusieurs médias.
A bien regarder, l’Afrique du Sud est devenu un asile ou si on peut dire, une terre d’ « accueil », des « sifflets » véreux. On se rappelle fraîchement de la hideuse prestation de l’arbitre Gabonais qui avait officié la rencontre de la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2017 comptant pour le groupe M, opposant ces mêmes Bafana Bafana aux Mourabitounes (1-1) en septembre dernier lorsqu’il siffla un hors jeu sur une rentrée de touche (une stupidité largement glosée par les reporters de Bein Sports), sans compter les innombrables fautes « gratuites», non sifflés commises sur les joueurs Mauritaniens.
Auteur d’un sans faute, lors des éliminatoires de la CAN 2017 et qualifié pour la phase finale, le Sénégal qui a toujours ses cartes en mains pour la Russie 2018, est mieux loti que l’Afrique du Sud étant supérieur à son adversaire tant sur le papier que sur la qualité et le calibre des hommes. Arrivé au classement mondial d’octobre dernier 32ème mondial et 2ème pays continental, le Sénégal dépasse largement son adversaire (82ème mondial et 13ème Africain) en termes de positionnement.
Mais, il est aussi évident qu’entre les deux adversaires de ce jour, pour ce qui est des 5 derniers matchs (Janvier 2008 à octobre 2016), les énumérations plaident en faveur des Sud – Africains, avec 2 victoires (match amical (1-0) en 2015 et pour la CM 2018 (2-1) en octobre 2016) et 3 matchs nuls (1-1), en 2008 pour la CAN, (0-0) en amical en 2012 et (1-1) pour la CAN en 2015.
En fouillant dans ces statistiques, on peut dire que l’Afrique du Sud qui est la bête noire du Sénégal est l’agneau de la Mauritanie. En deux oppositions, la Mauritanie a réussi à s’imposer une fois (3-1 à Nouakchott), avant d’arracher un nul (1-1 en Afrique du Sud, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2017 et se classer 2ème derrière le Cameroun, mais devant l’Afrique du Sud et la Gambie, au classement final du groupe M.
En attendant, la prochaine et troisième journée des éliminatoires de la Russie 2018 qui se tiendra en Aout 2017, la CAF doit faire un « toilettage » d’abord, avant de s’atteler ensuite à redorer l’image de nos arbitres, pour mieux porter l’étendard continental, à l’évènement planétaire qui se disputera sous d’autres cieux, moins cléments.
Hachim
