20-04-2016 00:00 - Réponse au Droit de réponse du MJS
Rimsport - Merci de nous avoir signalé l’erreur malencontreuse qui s’est glissée dans notre article « 232 200 000 UM aux fédérations sportives : on subventionne la médiocrité ».
Nous présentons nos excuses les plus sincères à nos lecteurs. Il fallait, bien évidemment, ôter un 2 et lire 23 200 000 ouguiyas (comme dans le document, ci-joint en fac-similé, qui fut la base objective de notre article).
Signalons, au passage, que le Ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas, lui non plus, échappé à la berlue des chiffres, puisqu’il évoque lui, celui, un peu moins faramineux, certes, mais tout aussi erroné que le nôtre, de 29 millions.
Sur le fond, nous maintenons cependant notre propos. De prime abord, le MJS, qui se reproche un certain nombre de manquements graves, essaie mollement de récuser un fait notoire. Jamais, dans l’histoire sportive de la Mauritanie, les subventions n’ont impulsé le moindre dynamisme sportif.
Convoitées, à tout bout de champ, par des responsables d’associations tout aussi fantoches que fantomatiques, elles ont toujours emprunté des chemins sinueux. Comment décrocher des contrats de sponsoring, si l’on est incapable d’organiser des compétitions régulières et de disposer même d’un siège ? Il ne reste plus qu’à se tourner vers la vache laitière.
Pour autant, nous n’avons nullement évoqué, dans notre article, le moindre « clientélisme, ni même favoritisme », a contrario de ce croit avoir lu le ministère, pour des raisons qui lui sont « propres ». Mais nous n’avons pas manqué de souligner que : « l’organisation, au cours de la saison écoulée, par les uns et les autres, de manifestations, même anodines, et la rédaction d’un rapport d’activités ont servi de critères à l’attribution de cet appui. […] Le montant devrait être alloué en fonction des performances sur le terrain. Rares seraient alors les bénéficiaires ».
Quand on n’arrive pas à atteindre la performance, on baigne, effectivement, dans la médiocrité. Les rares sorties de nos sportifs s’apparentent fort à d’aimables villégiatures. Rares furent ceux à glaner des médailles, au cours des saisons écoulées. C’est une situation commune à bien de fédérations. Depuis belle lurette. Et l’on éprouve le sentiment d’assister à un simple partage de gâteau. Ce qui se reflète sur la configuration du mouvement sportif. Assimiler les réponses aux circulaires envoyées, par la tutelle, aux fédérations sportives, à des conventions d’objectifs, révèle d’un manque criant de culture juridico-sportive...
Si prompt à communiquer, le MJS n’a pas daigné, une fois n’eût pas été coutume, aborder cette question sensible qui heurte, aujourd’hui, bien de sensibilités, au point de voir celles-ci débiner leur rage via des « journalistes » partisans, eux, d’amalgames et adeptes de la désinformation. Ce n’est pas notre tasse de thé. Mais on les comprend : quand la source tarit, on en cherche une autre…
THIAM Mamadou
