07-04-2015 11:54 - Marathon de Nouakchott: Pagaille dans l’organisation
L'Authentique - La journée nationale des sports a été célébrée samedi 4 avril 2015 au stade olympique de Nouakchott. Le Président Mohamed Abdel Aziz, son Premier ministre Yahya Ould Hademine et les membres du Gouvernement étaient présents.
Pour bon nombre d’observateurs, «si on enlève les militaires et les femmes, le Marathon devient vide». Tous les corps des forces armées et de sécurité avaient en effet mobilisé leurs troupes, consignées dès la veille dans les casernes.
Les équipes de football, notamment les académies, les adeptes des arts martiaux, les administrations publiques et les associations complétaient le tableau. Plusieurs trophées ont été distribués l’après-midi.
Mais de l’avis de tous les observateurs, le Marathon de Nouakchott 2015 a été le plus nul dans l’histoire sportif national. La pagaille avait supplanté le semblant d’organisation qui avait marqué les débuts de cette manifestation sportive, lancée sous l’égide de Cissé Mint Cheikh Boyda dont l’empreinte et le sérieux ont manqué cette année.
D’abord, cette année, les mesures sécuritaires hors proportion avaient contraint les non officiels à parcourir des kilomètres à pied. Certains qui avaient emprunté le boulevard longeant le Palais des Congrès ont été priés de rebrousser chemin au coin nord du Stade. Il fallait rebrousser chemin et parcourir au retour tout le pourtour Est du stade jusqu’au portail Sud.
Ensuite, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé très tard, alors que la convocation fixée à 6 heures du matin devait ouvrir le début de la course aux environs de 7 heures. La course ne débutera en fin de compte que vers 9 heures. D’autre part, tous les officiels avait quitté le stade, le président de la République, le PM, les membres du gouvernement, y compris la ministre du Sport, ses directeurs centraux, dès le dernier coup de feu annonçant le départ de la dernière vague de coureurs...
A l'arrivée du premier coureur, il n’y avait que des badauds qui circulaient sur la main courante, gênant le déroulé de la compétition. Le clou de l’irresponsabilité, l’absence de toute ambulance au finish, alors qu’il n’y en avait bien une bonne dizaine à l’ouverture du Marathon. Les officiels partis, tous les ambulanciers ont levé l’encre.
Résultat, un handicapé a fait une chute qui l'a laissé groggy pendant près d'une heure, il n'y avait ni secouriste, ni ambulance. Le pauvre n'était entouré que par des curieux! Il s’en est sorti avec une grosse douleur à l’épaule et a dû regagner chez lui tout seul. Sur le tronçon d’Arafat, des sources ont évoqué plusieurs cas d’accidents, des coureurs qui se seraient fait percuter par des véhicules sur des parcours non sécurisés.
MOMS
